La sauvegarde sur PC
J. Dassié
Préambule.
Le disque dur d'un ordinateur, c'est la mémoire de notre apprentissage, de notre progression, de tous nos efforts, de nos travaux et de nos productions de fichiers en tous genres. Qu'un "Enter" malencontreux, un virus, la panne brutale d'un disque dur ou de quelques programmes exotiques mal bâtis puisse faire disparaître tout cela, c'est dramatique ! Cela équivaut à des mois, voire des années d'efforts perdus, donc à une catastrophe morale sévère. Il convient de mettre en oeuvre certains principes de base afin de s'en protéger le mieux possible et pérenniser ainsi le lourd investissement en temps que nous lui avons consacré.
Quelques principes directeurs :
La sauvegarde régulière des fichiers que nous produisons journellement, les .doc, les .xls, les .cdr ou les .jpg, pourra s'effectuer par copie dans une partition réservée sur un second disque. Un fichier batch pourrait éventuellement automatiser cette fonction, mais le confort sera infiniement mieux assuré par un programme spécialisé dans la synchronisation des répertoires. Un bon exemple de ce type de programmes est fourni par SyncBack, gratuit, que l'on peut trouver là :
http://www.clubic.com/telecharger-fiche11843-syncback.htm
Tout
le système de restauration doit fonctionner de façon indépendante.
Une évidence, puisque souvent on ne peut même plus accéder
à Windows. Les programmes de sauvegarde du genre Seagate, Paragon Drive
Backup ou Acronis True Image permettent de créer très facilement
(d'un clic !) un CD bootable (indépendant du disque dur et de Windows,
souvent basé sur Linux). Ce CD lance le programme et permet une restauration
immédiate, rapide et sûre.
Le merveilleux "Seagate
Disk Wizard", gratuit qui plus est, se trouve là :
http://www.seagate.com/www/fr-fr/support/downloads/discwizard/discwizard-eula
Nota : Pour fonctionner, ce programme gratuit s'assure que l'installation
comprend au moins un disque dur du groupe Seagate-Maxtor (ce qui paraît
un minimum d'exigence pour un programme gratuit aussi performant).
Il est tout de même remarquable de constater que, neuf fois sur dix, c'est la partition de boot, généralement C:\ qui nous cause des soucis... Comme c'est elle qui supporte le système de démarrage et de gestion de l'ordinateur, la moindre anicroche due à nos petits essais intempestifs s'y répercute et c'est l'écran bleu (parfois tout noir...) de "la mort qui tue". Et l'ordinateur s'est transformé en un tas de ferraille totalement insensible à nos objurgations !
Alors, si la seule insertion d'un CD de sauvegarde suffit à redonner vie à notre joujou : quelle joie !
On partira
du principe statistique que deux disques durs ne tombent pas en panne en
même temps et/ou que leurs données ne peuvent pas être
altérées simultanément (sauf peut-être en cas
d'un montage en RAID 0 permettant de voir un seul disque dur, de meilleures
performances et de capacité double. Il convient de le savoir). En
corollaire, une sauvegarde effectuée sur une autre partition d'un
même disque n'offre pas le même degrés de fiabilité,
mais représente une grande sécurité par rapport à
pas de sauvegarde du tout ! Ce second disque peut parfaitement être
amovible, sur un port USB.
La
sauvegarde totale sera donc basée sur l'utilisation d'au moins deux
disques durs, les partitions du second recevant les images exactes des
partitions du premier, y compris la partition active avec son système
de démarrage. Mais la fiabilité sera plus assurée avec
trois disques durs dont au moins deux (internes ou externes), seront consacrés
à la sauvegarde. Il est prudent d'avoir plusieurs images de la partition
C:\ puisque c'est elle, et de très loin, la plus exposée.
Une sauvegarde hebdomadaire est une fréquence convenant à
la majorité des cas. Personnellement je conserve toujours les quatre
ou cinq dernières sauvegardes de C:\.
Pourquoi des images, et non pas des copies pures et simples ? La restauration
d'une image, d'un clic, permet de retrouver la configuration initiale avec
l'intégralité de ses fonctionalités. Ce n'est pas toujours
le cas de la copie, surtout pour une partition bootable.
Nous ne traitons pas de la sauvegarde sur CD ou DVD-ROM. Après expérimentation, il nous est apparu qu'elle était longue et fastidieuse et que l'on hésitait beaucoup plus à la faire qu'avec un disque dur. Bien entendu cette remarque est également valable pour les CD-RW, dont le support n'offre peut-être pas la même fiabilité dans le temps. Nous n'évoquons pas d'autres systèmes de sauvegarde, notamment sur bande magnétique. Ce sont des systèmes très fiables, mais lourds, lents et peu pratiques pour le particulier.
Pourqoi sauvegarder des partitions entières ?
Tout est fini, le visage éclairé par la belle lumière de l'écran bleu, hypnotisé par la mention fatidique et par l'autisme de son clavier, on se résout, avec une certaine amertume dans la gorge, à appuyer sur la touche "Reset", ce qui ne sert à rien, et enfin, à couper l'alimentation secteur. Puis on remet l'ordinateur en service et on attend calmement le déroulement des opérations... Tiens, il est un peu long, ce soir. Mais... les quelques inscriptions de l'écran sont strictement immobiles... plus rien ne se passe, planté, on est bien planté !
Il reste à prendre la décision inéluctable : reformater ce précieux disque dur qui contenait tant de choses accumulées au cours des mois et tant d'heures de travail... Ah, si nous avions su ! Nous aurions fait beaucoup plus de sauvegardes partielles. Nous aurions recopié ces indispensables fichiers sur DVD-ROM... Oui, mais c'est trop tard et la boule dans la gorge grossit au fur et à mesure que l'on découvre l'ampleur des dégâts...
Non, plus jamais ça ! C'est la première phrase qui vient à l'esprit. Nous ne voulons plus que cela puisse se reproduire ! Mais que faire pour cela ? La sécurité absolue existe-t-elle ? Sans doute pas. Voici la solution retenue dans notre cas. Elle permet de retrouver facilement les conditions ou tout allait si bien, quand nous étions heureux, avant le crash...
Généralités
Restauration d'une image de la partition principale.
Il faut savoir et se souvenir en permanence que les lettres sont attribuées aux différentes partitions par le DOS ou les O.S. selon des lois internes très précises. Retenez que ces attributions sont automatiquement révisées à chaque modification de partition.Conséquences d'une restauration qui échouerait :
La restauration d'une image de sauvegarde commence par l'effacement de la partition à remplacer. En cas d'échec, toujours possible en informatique, au redémarrage , le système s'en aperçoit et RÉAFFECTE les lettres de partition en fonction de la nouvelle donne qu'on lui propose.
On se retrouve
avec un aspect normal des partitions C:, D: etc. Mais du fait qu'une partition
a disparu, toutes les autres ont été décalées, si
bien que la C:\ actuelle n'est autre que l'ancienne D:\ ! Et si vous vous obstinez
à recommencer la restauration de C: en C:\, vous allez détruire
à votre insu l'ancienne partition D... ce qui n'est bien sûr pas
le but recherché !
Dans la mesure du possible, utilisez le même type de partitions pour tous
vos disques durs. Une simple disquette de boot ne voit pas les partitions NTFS.
Par contre, c'est sans problème avec les CD créés par les
programmes de sauvegarde.
Solution du problème ci-dessus : Il faut restaurer l'images de
C: dans la zone libre apparue, et non pas dans la partition C:, qui reprendra
automatiquement son nom originel de D:\ après le succès de l'opération.
| NOTA J'ai un disque dur principal (500 Go) dont les
partitions sont : J'ai trois autres disques internes, 500Go, 300 Go et 160 Go, plus des disques amovibles, USB2, de 160 Go. Avec "Seagate-Acronis", j'ai sur les quatre disques secondaires, les quatre images de sauvegarde de : C:, D: et E:, réalisées une fois par semaine. Pour les photos en F:, déjà compressées, elles sont journellement sauvegardées par copie (Syncback). J'ai donc au moins quatre exemplaires de sauvegarde par partition du disque dur principal. Et même plus pour C: que je sauvegarde avec les deux produits différents. Pourquoi ? En plus de vingt ans d'informatique sur PC, j'ai dû restaurer un très grand nombre de fois C: et à peine deux ou trois fois D: (les programmes). Jamais les autres. Ceci démontre que l'on a tout intérêt à avoir une partition système la plus petite possible (pour avoir des temps de sauvagarde et de restauration très courts) et forcer les programmes à s'installer sur D, ce qui n'est pas toujours évident... Quand on plante spontanément (rare) ou
bien suite à quelques manips foireuses (très fréquentes...),
c'est toujours C: qui Pour faciliter la résolution d'éventuels problèmes de lettres de partitions, il convient de s'attacher particulièrement à personnaliser le nom de chaque partition, et cela, pour chaque disque. Il ne faut absolument pas que deux partitions aient le même nom (label). Exemples d'appellation :
De cette façon, même en cas de décalage accidentel des lettres de partition, il sera aisé de retrouver la bonne, grâce à son nom. Le nom d'une partition peut-être ajouté ou modifié, sous l'explorateur, par clic droit sur sa lettre, puis "Propriétés". Des programmes comme "Partition Magic" ou "Paragon Hard Disk Manager", ou le récent "Acronis Disk Director", permettent tous types de travaux sur les partitions, en toute sécurité. |
La restauration d'image est une opération qui semble toujours douée de magie ! Elle a sauvé bien des situations gravissîmes. Mais il convient d'avoir calmement réfléchit au problème et surtout, ne jamais restaurer "machinalement", sans avoir bien analysé les conséquences directes ou indirectes de cette action !