La sauvegarde sur PC
Préambule.
Le disque dur d'un ordinateur,
c'est la mémoire de notre apprentissage, de notre progression, de tous nos
efforts, de nos travaux et de nos productions de fichiers en tous genres. Qu'un
"Enter" malencontreux, un virus, la panne brutale d'un disque dur, la
foudre ou que quelques programmes exotiques mal bâtis puisse faire disparaître
tout cela, c'est dramatique ! Cela équivaut à des mois, voire des années
d'efforts perdus, donc à une catastrophe morale sévère. Il convient de mettre
en œuvre certains principes de base afin de s'en protéger le mieux possible et
pérenniser ainsi le lourd investissement en temps que nous lui avons consacré.
Les points de restauration :
Pour les petits incidents
courants, Windows permet de créer des points de restauration automatiques et
journaliers, qui suffisent à résoudre bien des anomalies de fonctionnement.
Mais parfois, c'est beaucoup plus grave et ils ne suffisent pas...
Quelques principes directeurs :
Un ordinateur comporte au moins
un disque dur principal, supportant le système d'exploitation et assurant un
démarrage correct. Il est généralement divisé en différentes partitions : la
partition de démarrage C:, pouvant ne comporter que le système d'exploitation,
une seconde, D: consacrée aux programmes des différentes applications
installées et enfin une ou deux autres accueillant les fichiers produits par
les différents programmes. Les amateurs d'images et de vidéos réserveront une
partition spéciale aux fichiers graphiques.
Sauvegarde par clônage
Une précaution élémentaire de
sécurité consistera à avoir un second disque dur identique au premier, dont il
sera le clône absolu. En cas d'incident gravissime sur le premier, il suffira
d'intervertir les cables de données et tout refonctionnera immédiatement. Ce
clône sera actualisé journellement. La création d'un clône est extrêmement
facile avec un programme de sauvegarde du genre « Acronis True Image
Home ».
Actualisation
Il est des cas où la périodicité
hebdomadaire du clône ne suffit pas ! Un carnet de rendes-vous vera disparaître
une semaine entière (vécu !), la messagerie présentera de graves lacune… etc Il
est heureusement bien facile de remédier à cela :
La sauvegarde régulière des
fichiers que nous produisons, les .doc, les .xls, les .cdr, la messagerie les fichiers graphiques etc devra s'effectuer
par copie journalière automatique dans les répertoires correspondants du
ou des clônes.
Un programme spécialisé dans la
synchronisation des répertoires assurera sans problème cette fonction. Un
exemple de ce type de programmes est " SyncBack", gratuit, que l'on
peut trouver là :
http://www.clubic.com/telecharger-fiche11843-syncback.htm
Sauvegardes images
Tout le système de restauration
doit fonctionner de façon indépendante. Une évidence, puisque souvent, en cas
d'incident sérieux, on ne peut même plus accéder à Windows. Les programmes de
sauvegarde du genre Paragon Drive Backup ou Acronis True Image permettent de
créer très facilement (d'un clic !) un CD bootable (indépendant du disque dur
et de Windows).
Ce CD lance le programme sans utiliser le système interne d'exploitation et permet une
restauration des images de sauvegardes précédemment créées, immédiate, rapide
et sûre.
Il est remarquable de constater
que, neuf fois sur dix, c'est la partition de démarrage (dite de
« boot »), généralement C:\ qui nous cause des soucis... Comme c'est
elle qui supporte le système de démarrage et de gestion de l'ordinateur, la
moindre anicroche due à nos petits essais intempestifs s'y répercute et c'est
l'écran bleu (parfois tout noir...) du blocage. L'ordinateur s'est transformé
en un tas de ferraille totalement insensible à nos objurgations ! Si la seule
insertion d'un CD de sauvegarde suffit à redonner vie à notre joujou : quelle
simplicité et quelle satisfaction !
Statistiquement, deux disques
durs ne tombent jamais simultanément en panne et leurs données ne peuvent pas
être altérées en même temps (sauf peut-être en cas d'un montage en RAID ).
En corollaire, une image de sauvegarde effectuée sur une autre partition d'un
même disque n'offre pas le même degré de fiabilité, mais représente une
grande sécurité par rapport à pas de sauvegarde du tout ! Un second disque peut
d'ailleurs parfaitement être externe et amovible, sur un port USB.
La sauvegarde totale des images
sera donc basée sur l'utilisation d'au moins deux disques durs, les partitions
du second recevant les images exactes des partitions du premier, y compris la
partition active avec son système de démarrage. Ne confondons pas, il ne s'agit
pas d'un clône, copie à l'identique d'un disque dur avec TOUTES ses partitions
et secteurs spécialisés, mais seulement du stockage des images des partitions.
Pourquoi des images, et non pas des copies
pures et simples ? La restauration d'une image, d'un clic, permet de retrouver
la configuration initiale avec l'intégralité de ses fonctionnalités. Ce qui
n'est pas toujours le cas de la copie, surtout pour une partition de démarrage.
Pourquoi sauvegarder des
partitions entières ?
Tout est fini, le visage éclairé
par la belle lumière de l'écran bleu, hypnotisé par la mention fatidique et par
l'autisme de son clavier, on se résout, avec une certaine amertume dans la gorge,
à appuyer sur la touche "Reset", ce qui ne sert à rien, et enfin, à
couper l'alimentation secteur...
Puis on remet l'ordinateur en service et on
attend calmement le déroulement des opérations... Tiens, il est un peu long.
Mais... les quelques inscriptions de l'écran sont strictement immobiles... plus
rien ne se passe, planté, on est bien planté !
Il reste à prendre la décision
fatale : reformater ce précieux disque dur qui contenait tant de choses
accumulées au cours des mois et tant d'heures de travail... Ah, si nous avions
su ! Nous aurions fait beaucoup plus de sauvegardes partielles. Nous aurions
sauvegardé ces indispensables fichiers ... Oui, mais c'est trop tard et la
boule dans la gorge grossit au fur et à mesure que l'on découvre l'ampleur des
dégâts...
Non, plus jamais ça ! C'est la
première phrase qui vient à l'esprit. Nous ne voulons plus que cela puisse se
reproduire ! Mais que faire pour cela ? La sécurité absolue existe-t-elle ?
Sans doute pas.
La restauration des
performances
Avoir des programmes de
sauvegarde très fiables, bien documentés et dont on saura parfaitement se
servir. Ce n'est pas au moment de la panique totale qu'il faudra les
découvrir ! Ceci est également valable pour la création des CD bootables ainsi
que pour les manipulations du BIOS. Il faudra absolument faire des répétitions
périodiques des procédures de sauvegarde.
Les programmes de vérification,
nettoyage, partitionnement et sauvegarde connus et éprouvés sont Paragon Hard
Disk Manager et Acronis True Image, mais ce ne sont pas les seuls. Tous ont
leurs rôles et leurs spécificités. Il est prudent de placer ces programmes dans
des répertoires particuliers, dans tous les disques durs. Les images de
sauvegarde du disque principal seront placées sur un disque indépendant,
différent des disque durs clônés. Ce peut être un disque externe USB.
Restauration d'une image de la
partition principale.
Il faut savoir et se souvenir en
permanence que les lettres sont attribuées aux différentes partitions par les systèmes
d'exploitation, selon des lois internes très précises. Retenez que ces
attributions sont automatiquement révisées à chaque modification de partition.
Conséquences d'une restauration
qui échouerait : la restauration d'une image de sauvegarde commençant par l'effacement
de la partition à remplacer, en cas d'échec toujours possible en informatique,
au redémarrage , le système s'en aperçoit et RÉAFFECTE les lettres de partition
en fonction de la nouvelle donne qu'on lui propose.
On se retrouve avec un aspect
normal des partitions C:, D: etc. Mais du fait qu'une partition a disparu,
toutes les autres ont été décalées, si bien que la C:\ actuelle n'est autre que
l'ancienne D:\ ! Et si vous vous obstinez à recommencer la restauration de C:
en C:\, vous allez détruire à votre insu l'ancienne partition D... ce qui n'est
bien sûr pas le but recherché !
Solution de ce problème :
Il faut restaurer l'images de C: dans la zone libre apparue, et non pas dans la
partition C:, qui reprendra automatiquement son nom originel de D:\ après le
succès de l'opération.
Importance du label
Les labels des partitions
sont de courts textes (totalement facultatifs) permettant une identification
facile de chaque partition.
Tous les PC correctement
configurés doivent avoir un label différent pour chaque partition. C'est à
réaliser lors de l’introduction de tous nouveaux disques durs. C'est VOUS
qui devez créer un nom, ou label, pour chacune de vos partitions. Le label doit
être un texte associant valeurs numériques de rang ordinateur, de rang de
disque et de rang de partition, plus un court texte mnémotechnique, l'ensemble
ne dépassant pas un certain nombre de signes. Les limitations sont : FAT 32 =
11 signes et NTFS = 32 signes, pour éviter toute troncature parasite, source
possible de confusion.
Comment faire ? Préparer un
tableau donnant la liste des disques durs et de leurs partitions. Sous Windows : Clic droit sur
"Poste de travail", cliquer sur "Gérer", cliquer sur
"Stockage" puis sur "Gestion des disques". -Sélectionner une partition, puis
clic droit dessus. La fenêtre "Propriétés" s'ouvre et la première
ligne est celle du Label. La remplir ou la modifier selon vos besoins.
Associé et correspondant
bi-univoque avec une partition, le label est l'outil protecteur absolu de son identification
rigoureuse et permanente.
Les systèmes d'exploitation les
plus répandus, Windows XP et Windows 7 permettent après quelques clics de faire
apparaître un tableau de " Gestion des disques ". On lit dans chaque
case , représentant une partition, dans une ligne correspondante à un disque,
une mention du genre :
" Disque 0. 113-PRODUCT (E :) » Le label, c'est bien
sûr le terme : 113-PRODUCT et c'est vous-même qui l'avez imposé lors de la mise
en place des partitions. L'indication du numéro de disque et de la lettre de
partition " E : " n'est donnée qu'à titre indicatif et peut changer
selon le programme de présentation, alors que le label est invariable !
En résumé :
- Le numéro du disque ainsi que
la lettre d'identification de la partition sont des éléments instables,
variables en fonction des marques de logiciels de sauvegarde. Même dans une
même marque et le même programme, les résultats diffèrent selon que le
programme est lancé "à chaud" à partir du HD ou bien lancé à partir de
son CD-ROM de boot !
Le seul élément parfaitement
stable est le label que l'on aura imposé à chaque partition dans chaque disque
dur de l'ordinateur. Dernier rappel : Il est prudent d'utiliser pour le label
un codage numérique a 3 chiffres, suivi d'un court texte mémotechnique, le tout
ne dépassant pas 11 caractères (FAT ) ou 32 (NTFS), ayant un code à 3 chiffres,
du genre :
1 er chiffre = Rang ordinateur
2 ème chiffre = Rang disque dur
dans l'ordi
3 ème chiffre = Rang partition
dans le disque.
Un exemple : label « 324-PHOTOS »
se lit : Ordinateur N° 3, disque dur N° 2, partition n° 4, les fichiers
graphiques, photos et vidéos. L'essentiel, vous l'avez compris, est de ne
JAMAIS réutiliser un label passé, sous prétexte que son HD n’existe plus depuis
longtemps ... Il faut pouvoir reprendre dans la pile de nos vieux disques
réformés, tel ancien disque, le brancher et retrouver les labels des partitions
intactes. Le vieux label sera bien là, toujours fidèle, toujours exploitable,
pour espérer retrouver ce précieux document auquel nous tenions tant !
NOTA Exemple réel : disque dur principal
(500 Go) dont les partitions sont :
411- SYSTEM C:\ Système, 40 Go
412-PROGRAM D:\ Programmes, 50 Go
413-PRODUCT E:\ Productions, 130
Go
414-PHOTOS F: \ Photos et vidéos,
250 Go
Deux autres disques internes, de
500 Go sont des clônes du principal et un quatrième est réservé aux images des
partitions C et D réalisées avec Acronis. Pour les photos en F:, déjà
compressées, elles sont journellement et automatiquement actualisées par copie
(Syncback).
En plus de vingt ans
d'informatique sur PC, j'ai dû restaurer un très grand nombre de fois C: et à
peine deux ou trois fois D: (les programmes). Jamais les autres. Ceci démontre
que l'on a tout intérêt à avoir une partition système la plus petite possible
(pour avoir des temps de sauvegarde et de restauration très courts) et forcer
les programmes à s'installer sur D, ce qui n'est pas toujours évident...
Quand on plante spontanément
(rare) ou bien suite à quelques manipulations foireuses (très fréquentes...),
c'est toujours C: qui subit le contrecoup ! Toute la sécurité nait de la
redondance des sauvegardes. Deux disques ne tombent jamais en panne en même
temps... Alors avec trois, et même quatre (dont un externe, pas allumé en
permanence... juste pour les sauvegardes) !
Attention cependant, après un
clônage, les partitions du disque cible auront les mêmes labels
que celles du disque source. Si vous souhaitez conserver la connaissance
précise de vos disques, rectifiez les labels aussitôt après le clônage. Le
label n'a aucune incidence sur le fonctionnement.
Nota Le clonage est une
possibilité offerte en particulier par Acronis True Image. Il permet de faire
une copie parfaite, intégrale et bootable du disque principal. En cas d’ennuis
graves avec le disque principal, il suffit de le remplacer par le clone et tout
redémarre exactement comme c’était au moment du clonage ou de la dernière
actualisation ! On peut télécharger une version d'essai là :
La restauration d'image est une
opération miraculeuse qui redonne soudainement vie à votre précieuse machine !
Elle a sauvé bien des situations gravissimes. Magique, non ?
En résumé, nous réserverons les
points de restauration aux petits incidents : des icônes qui ont disparu ! A
l'étape plus sérieuse, des programmes qui se bloquent ou ne fonctionnent plus,
la restauration d'image résoudra souvent les problèmes.
Et dans les cas graves
(l'ordinateur ne veut plus démarrer) la mise en place d'un clône constituera
souvent la solution radicale la plus rapide !
Il ne restera plus qu'à reclôner
le disque principal sur celui en panne
pour le régénérer, sauf très rares cas de panne matérielle :
électronique défectueuse ou moteur bloqué.